CESAR, délicatesse de fer

 

« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » écrivait Charles Baudelaire dans les Fleurs du Mal. 

César Baldaccini dit César réalise aussi des sculptures à partir de matériaux pauvres.

Retour sur la rétrospective d’un artiste qui casse les codes de la sculpture académique au XXème siècle, en innovant avec des matériaux dit « pauvres » et des techniques industrielles. A voir au Centre Pompidou, à Paris, jusqu’au 13 mars 2018.

  • FERS SOUDÉS et COMPRESSIONS

Les animaux : Cet artiste autodidacte a su tirer profit de son manque de moyen financier pour pratiquer et maîtriser les techniques de soudure industrielles. Ainsi, il utilise la soudure à l’arc qui lui permet d’assembler des plaques de métal de différentes tailles, transmettant force et souplesse à ses œuvres.

Les voitures : en Bloc ou en Galette

La suite Milanaise 1998 : dernier témoignage artistique, avec cette ultime nouveauté: les couleurs projetées sur ses compressions. Elles font référence aux coloris des modèles Fiat de l’époque.

 

 

Ces compressions « en bloc » peuvent rappeler la forme totémique d’un célèbre prix éponyme, récompensant les meilleures productions cinématographiques françaises. César magnifie les objets abandonnés, usés ou défectueux en leur offrant une renaissance artistique qui les revalorise. Cette marque de fabrique a bousculé l’univers de la sculpture traditionnelle. Sa technique et/ou sa personnalité ont pu déplaire, mais les œuvres de César n’ont jamais laissé le public indifférent.

La complexité de ses compressions se vérifie à travers les « compressions dirigées ». L’artiste autodidacte  expérimente tout d’abord la force de pression sur les objets donnant des formes hasardeuses. Puis, il décide de choisir l’angle de compression, l’intensité et les pièces détachées, afin de maîtriser la sculpture qu’il souhaite obtenir.

  • EMPREINTES HUMAINES

Après avoir découvert le pantographe, un outil qui permet d’agrandir en 3D grâce au report de mesures, César fit son emblématique « autoportrait » en moulant son propre pouce. Une version monumentale est temporairement visible sur l’esplanade du Centre Pompidou, jusqu’à la fin de l’exposition.

 

 

 

A l’instar des œuvres exposées au Centre Pompidou, vous pouvez rythmer la vie de vos bureaux avec le Cœur de César, en bronze,  une œuvre de notre collection disponible à la location.

  • EXPENSIONS et ENVELOPPAGES

Toujours en recherche de nouveaux matériaux et de nouvelles manières de travailler, César découvre la mousse de polyuréthane et surprend le public lors d’happenings où il déverse cette texture qui envahit le sol comme une grande et épaisse tâche de peinture. Il partage ensuite les morceaux de ses réalisations éphémères en les distribuant au public. Puis, en étudiant comment conserver ces « expansions » pour en faire des œuvres pérennes, il met au point des systèmes de protection et de couverture pour ses expansions. Ceci, en s’amusant à les scénographier au cœur d’objets du quotidien. Toutes ces recherches et  évolutions aboutissent à des « Enveloppages » d’objets.

 

Une exposition qui invite à la déambulation, bien plus qu’un aperçu du nouveau réalisme, partez à la découverte de votre propre imagination face aux extraordinaires formes, textures et couleurs rendues par ces matériaux industriels. Triste et lourd, le métal devient souple et aérien entre les main de César.

Une exposition, un autre regard avec  Solis Art Conseil