Coup cœur pour Xavier Deshoulières sur la Foire Art Elysée

Paris, du 18 au 22 octobre 2018, bordant les allées des Champs Elysées, les pavillons de la foire Art Elysée abritaient une centaine de galeries réparties en trois sections : Art Moderne et Contemporain, Art Urbain & Contemporain et section Design – XXe siècle et contemporain. 

Préparez-vous à la visite … Ouverture des pupilles, mise en place des iris, les yeux s’écarquillent…c’est parti ! Nous pénétrons dans le pavillon A de la Foire Art Elysée, section Art Moderne et Contemporain. Cette section est historiquement la plus représentative du salon qui comme son nom l’indique, s’étend le long des Champs Elysées en face du Grand Palais. Pour cette 12ème édition, la Directrice de la Foire Isabelle Keit-Parinaud, souligne l’ouverture vers l’art contemporain urbain et le design, pour une offre renouvelée et séduisante, organisée en trois pavillons.

Nous retrouvons les artistes en vogue tels que Hans Hartung, Sam Francis ou encore Victor Vasarely, mais aussi une présence itérative d’œuvres de Georges Matthieu, qui fait autant d’étincelles sur ses toiles qu’en salle de vente ces derniers temps et Olivier Debré.

Mais, si nous devions retenir qu’un seul artiste, ce serait sur le stand 151 A, la Galerie Detais, où nous rencontrons un visage familier, celui de Xavier Deshoulières qui figure parmi les artistes notre collection. Nous apprécions déjà l’originalité et les formats de ses toiles, mais nous découvrons à présent l’évolution de sa touche picturale qui tend vers un travail encore plus poétique, précis et technique. Avec un seul et même pigment, il travaille sur l’épaisseur de la matière. Ces créations sont colorées par le reliefs; un seul pigment pour une multitude de variété de bleus ou de roses.  En s’approchant pour regarder la surface de la toile, les couches de pigment s’érigent comme du velours. Les yeux restent fixés et attirés par cette matière picturale foisonnante. Parfaitement organisés par l’artiste, les pigments forment une images nette, en s’éloignant de quelques pas la peinture s’apparente à une photographie et vous plonge dans un voyage au coeur de ces paysages.

Le public aussi s’arrête et interroge l’artiste, un peu dérouté, un homme demande : « Est-ce un mixte entre une impression et du crayon? ». Une femme pense observer la photographie d’un paysage ibérique, tant le travaille sur observation du tronc est réaliste, la finesse des branches caresse la vue, en tendant l’oreille la mémoire chantonne un doux bruit de cigale.

A travers les autres toiles, vous pouvez explorer une jungle luxuriante, sentir la brise marine éclabousser votre regard, ou encore vous perdre dans un vallonnement lointain qui disparaît aux abords la toile recouverte d’un rose égyptien saisissant, presque corail.

Encore charmés par les effets de matière au rendu de velours, nous nous éloignons des œuvres pour quitter le stand et continuer notre déambulation en direction du pavillon Design, dont nous vous reparlerons prochainement.

 

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